L'implication du propriƩtaire dans l'enrichissement du milieu de vie du chat
- gwenlp
- 11 dƩc. 2020
- 23 min de lecture


SOMMAIRE
Remerciements
Introduction
I. Optimisation de lāenrichissement du milieu de vie du chat 1. ActivitĆ©s physiologiques a. Alimentation, eau et distribution b. La litiĆØre optimale
c. Phases de repos et toilettage 2. ActivitĆ©s locomotrices a. Les supports Ć griffades b. Chasse & jeux c. Lāexploration de lāenvironnement II. Implication du propriĆ©taire 1. Du point de vue du professionnel a. MĆ©connaissance de la profession b. Le profil clientĆØle 2. Du point de vue du client a. Le client favorable b. Le client rĆ©calcitrant
c. En bref Conclusion Bibliographie Annexes Remerciements Je souhaite en premier lieu remercier les Ć©quipes dāAnimautopia, Gwendoline, Nicolas et Sandrine pour leur patience, leur Ć©coute et leur bienveillance Ć mon Ć©gard. Je souhaite Ć©galement remercier chaleureusement Daniel Filion pour ses conseils ainsi que Laure de CCN26 pour son Ć©coute, sa bienveillance et sa relecture. Cette formation de comportementaliste fĆ©lin a Ć©tĆ© trĆØs enrichissante. Elle fĆ»t pour moi une vraie rĆ©vĆ©lation. Ayant toujours vĆ©cu avec des chats, je pensais les connaitre mais jāavais tort. En tant que catsitter professionnelle depuis 2 ans, jāai toujours choisi de faire du bien-ĆŖtre du chat ma prioritĆ©, mĆŖme si jāai parfois Ć©tĆ© confrontĆ©e Ć lāincomprĆ©hension du client. Et cette formation me conforte dans mon choix de veiller au respect des besoins fondamentaux du chat. Cette certification va me permettre dāexercer encore mieux ma profession de catsitter et de dĆ©velopper une nouvelle activitĆ© professionnelle.
Je peux aujourdāhui affirmer que je connais le chat, son langage, sa maniĆØre dāĆŖtre, ses besoins. Et je suis fiĆØre de pouvoir apporter mon savoir Ć mes clients actuels et futurs, et de les accompagner dans la cohabitation avec leur chat. Introduction La nĆ©cessitĆ© de lāenrichissement du milieu du chat est nĆ©e aprĆØs sa domestication et le fait que de nos jours, la plupart des chats vivent exclusivement en intĆ©rieur. En effet, en premier lieu, le chat domestique (Felix silvestris catus) a Ć©tĆ© sĆ©lectionnĆ© par lāhomme pour chasser les nuisibles, dāabord sur les bateaux puis avec le dĆ©but de lāagriculture, pour protĆ©ger les stocks de rĆ©colte. Progressivement, il est devenu plus quāun chasseur, un rĆ©el compagnon de vie, jusquāĆ devenir aujourdāhui lāanimal prĆ©fĆ©rĆ© des franƧais avec environ 12 millions de chats en France. Lāenrichissement du milieu du chat a pour but de maintenir son homĆ©ostasie sensorielle, c'est-Ć -dire diminuer les facteurs de stress ou dāennui, mais encore maintenir une bonne forme physique et mentale chez le chat. Ayant un chat avec un Ā« fort Ā» caractĆØre, il y a quelques temps jāai fait appel Ć un comportementaliste fĆ©lin afin dāharmoniser notre cohabitation et de veiller Ć son bien- ĆŖtre. Cāest pour cela que le sujet de ce mĆ©moire māest apparu comme idĆ©al. Jāai choisi dāaborder lāimplication du propriĆ©taire dans lāenrichissement du milieu du chat. En premier lieu, Ć©tudier lāenrichissement du milieu optimal, et dans un second temps, lāaccueil des prĆ©conisations par le propriĆ©taire. I. Optimisation de lāenrichissement du milieu de vie chez le chat 1. ActivitĆ©s physiologiques a. Alimentation, eau et distribution a.a) Alimentation Le chat effectue entre 10 et 16 repas en 24h soit moins de 3% de sa journĆ©e. Cependant, cāest un Ć©lĆ©ment essentiel de sa santĆ©. Il doit manger environ 90g par jour. On distingue diffĆ©rentes sortes de nourriture pour le chat :
*Le plus frĆ©quent, les croquettes. En tant quāalimentation exclusive, elles reprĆ©sentent 35% des personnes interrogĆ©es. En effet, les croquettes ont lāavantage dāĆŖtre pratiques Ć distribuer, et elles sāaltĆØrent peu Ć lāair libre. Elles peuvent donc ĆŖtre laissĆ©es en continu tout au long de la journĆ©e. Cependant elles contiennent gĆ©nĆ©ralement peu de protĆ©ines, alors que le chat est carnivore, et beaucoup de cĆ©rĆ©ales qui sont mal tolĆ©rĆ©es par le chat. En effet, le chat a besoin dāau moins 30% de protĆ©ines. La plupart des croquettes industrielles contiennent moins de 30% de protĆ©ines. De plus, cāest un aliment sec qui nāaide pas Ć lāhydratation du chat, qui par nature, boit peu. Bien entendu, certaines marques sont meilleures que dāautres. Jāai effectuĆ© un tableau comparatif de certaines marques Ć voir en Annexe 1. *La pĆ¢tĆ©e, nourriture humide sāaltĆØre rapidement Ć lāair libre, diminuant ainsi ses qualitĆ©s olfactives et nutritives. Cependant, elle apporte une part importante dāhydratation journaliĆØre chez le chat. Il est Ć noter comme pour les croquettes que certaines marques sont de meilleures qualitĆ©s que dāautres, notamment Almo. La pĆ¢tĆ©e reprĆ©sente en tant que nourriture exclusive 1% des personnes sondĆ©es. Cela dĆ©montre bien la non-praticitĆ© de la dĆ©livrance et la perte rapide des qualitĆ©s nutritionnelles. Cependant, on note dans le sondage que la plupart des personnes interrogĆ©es dĆ©livrent croquettes et pĆ¢tĆ©e sur une mĆŖme journĆ©e. Cela reprĆ©sente 62% du panel. *La nourriture crue (BARF/RAW) est une alimentation adaptĆ©e aux besoins du chat mais la dĆ©livrance nāest pas pratique. De plus, elle nĆ©cessite des recherches en amont afin de connaĆ®tre les quantitĆ©s et types dāaliments Ć donner. D'aprĆØs mon enquĆŖte, il en ressort que 6% du panel interrogĆ© emploie de la nourriture crue. Ce pourcentage reprĆ©sente une quantitĆ© de propriĆ©taires, et donc de chats, plutĆ“t Ć©levĆ©e d'aprĆØs mon expĆ©rience. *Les proies entiĆØres (Whole Prey), vivantes ou non est le choix alimentaire par excellence car elle reproduit les proies chassĆ©es en extĆ©rieur. LāĆ©cÅurement des propriĆ©taires de chats face aux proies demeure problĆ©matique. Le questionnaire dĆ©montre que 5% des Humains dĆ©livrent cette alimentation. Cāest un bon dĆ©but.
*Les proies chassĆ©es lors des balades est le dernier mode dāalimentation. Cāest le plus rare car de nombreux chats chassent des proies mais ne les mangent plus. Ils prĆ©fĆØrent en gĆ©nĆ©ral la nourriture proposĆ©e par lāHomme. La plupart des propriĆ©taires de chats sont des personnes actives et nāont donc pas forcĆ©ment le temps et lāĆ©nergie pour prĆ©parer une ration de BARF. Le whole prey est plutĆ“t dissuasif si le propriĆ©taire nāen a pas lāhabitude. En alimentation optimale, je conseillerais donc des croquettes sans cĆ©rĆ©ales associĆ©es Ć une dĆ©livrance de pĆ¢tĆ©es une fois par jour. Je prĆ©conise la distribution de l'aliment humide de maniĆØre alĆ©atoire dans la journĆ©e, afin dāĆ©viter la quĆ©mande du chat. a.b) Distribution de la nourriture La distribution de croquettes la plus rĆ©pandue et la moins adaptĆ©e au chat est dans une gamelle simple. Dans lāĆ©tude rĆ©alisĆ©e, on voit bien que 90% des clients utilisent une gamelle basique pour dĆ©livrer les croquettes, contre 10% pour une gamelle ludique. Cette diffĆ©rence est plutĆ“t extrĆŖme mais dĆ©montre bien que le changement est nĆ©cessaire, notamment une prise de conscience collective. LāaccĆØs y est trĆØs facile alors que dans la nature le chat doit chasser. Cette gamelle favorisera Ć©galement le surpoids chez le chat, notamment chez les chats gloutons. L'emploi des gamelles ludiques ou Ā« anti-glouton Ā» est donc Ć prĆ©coniser. Il en existe plusieurs sortes et de plusieurs niveaux de difficultĆ©s. Tout dāabord les gamelles plutĆ“t faciles type Pipolino. Le chat doit faire rouler le tube avec sa patte pour faire tomber les croquettes au sol. Il prend peu de place, mais Ā« sĆØme Ā» les croquettes. Il faut donc idĆ©alement le caler entre deux supports pour Ć©viter le dĆ©versement dans toute la piĆØce. Le labyrinthe Catit Senses est Ć©galement plutĆ“t facile. Cependant, le chat doit comprendre le fonctionnement, notamment faire tomber les croquettes du haut jusquāen bas pour les manger. A Ć©viter avec les chats brusques ou peu patients. Il prend peu de place au sol mais manque parfois de stabilitĆ© Ć cause de sa hauteur. On peut citer le plateau dāactivitĆ©s Cat Activity Fun Board, plutĆ“t complet avec 4 niveaux de difficultĆ©. Par contre, cela prend de la place au sol.
Pour les friandises, on peut prĆ©senter le Catit Digger Tube qui peut facilement ĆŖtre fait-maison comme je lāai rĆ©alisĆ©, ou encore la balle Slimcat. Enfin, jāaimerai suggĆ©rer une gamelle intelligente plutĆ“t performante, lāintellikatt qui cumule diffĆ©rents niveaux de difficultĆ©s, qui peut ĆŖtre posĆ©e au sol, mise sur le cĆ“tĆ©, ou en mode roulant. Tout cela permet dāappliquer les difficultĆ©s au cas par cas selon lāintelligence du chat. Jāai sĆ©lectionnĆ© ces modĆØles pour les avoir testĆ©s moi-mĆŖme, directement ou indirectement. LāidĆ©al est dāen possĆ©der au moins 2 afin de varier. Jāai personnellement investi ou crƩƩ le Pipolino, Catit Digger Tube et un tapis de fouille. Cela me permet de diversifier le mode de chasse chaque jour en changeant le mode de dĆ©livrance. Concernant la gamelle ludique pour la pĆ¢tĆ©e, cāest beaucoup moins Ć©vident car il s'agit dāune nourriture humide et gĆ©nĆ©ralement vite mangĆ©e. Cependant, certaines gamelles Ā« anti-glouton Ā» en silicone avec des bords bas sont utilisables pour ce mode alimentaire. Je tiens tout de mĆŖme Ć prĆ©ciser, concernant la gamelle classique, quāil vaut mieux privilĆ©gier des gamelles en verre afin dāĆ©viter la contamination de lāeau ou de la nourriture par des particules de plastique par exemple. Les diffĆ©rentes propositions de gamelles ludiques sont Ć retrouver en Annexe 2. a.c) Lāhydratation Dans 82% des personnes interrogĆ©es, le chat dispose dāune gamelle pour sāabreuver. Il est plus quāurgent de changer cela, il en va de la bonne santĆ© du chat. Comme spĆ©cifiĆ© prĆ©cĆ©demment, le chat boit peu. Non pas parce quāil nāaime pas lāeau mais il prĆ©fĆØre lāeau fraĆ®che, non stagnante, tout le contraire dāune gamelle. Le chat boit une quinzaine de fois par jour Ć raison de 10ml dāeau environ. Il est donc intĆ©ressant de privilĆ©gier la fontaine Ć eau mais pas nāimporte laquelle. Il existe principalement 2 sortes de fontaines Ć eau : la premiĆØre avec un filet dāeau qui coule, lāautre sans. Lors de mon premier achat, mon critĆØre principal fut quāelle soit silencieuse ; jāai donc optĆ© pour celle de Zoomalia. Cependant, mon chat avait peur de la remontĆ©e dāeau et prĆ©fĆ©rait boire quand elle Ć©tait arrĆŖtĆ©e.
Au final, pas trĆØs silencieuse et moteur de mauvaise qualitĆ©, mĆŖme aprĆØs plusieurs SAV. Je la dĆ©conseille. Donc changement total pour la fontaine Catit Flower avec un filet dāeau, trĆØs apprĆ©ciĆ©e par les chats aimant boire au robinet. La robustesse de son moteur et son faible bruit en font une fontaine aisĆ©ment recommandable. Cependant, il est important de changer les filtres rĆ©guliĆØrement. Il existe Ć©galement une variante de la fontaine Ć eau, cāest le distributeur Ć eau. En gĆ©nĆ©ral, cāest une bouteille dāeau retournĆ©e ou un rĆ©cipient plastique dans une gamelle simple. Je le dĆ©conseille fortement car lāeau dāune gamelle basique doit ĆŖtre renouvelĆ©e au moins 2 fois par jour pour sa fraĆ®cheur. Ce dispositif permet d'abreuver le chat durant plusieurs jours, mais avec de l'eau stagnante. Retrouvez ces propositions en annexe 3. b. La litiĆØre optimale b.a) Le contenant Le bac Ć litiĆØre idĆ©al est un bac suffisamment grand pour la taille de votre chat, Ć savoir la longueur de votre chat queue incluse. Il doit pouvoir ĆŖtre Ć lāaise et se retourner facilement. Il faut choisir un bac ouvert, sans couvercle ni trappe. En effet, le chat est vulnĆ©rable Ć ce moment-lĆ , il a donc besoin de surveiller son environnement afin de sāĆ©chapper si nĆ©cessaire. Je dĆ©conseille les litiĆØres automatiques ou avec ouverture par le dessus. Au vu du sondage, le panel semble partagĆ© : *38% utilisent le couvercle et la trappe, *35% utilisent le couvercle sans trappe, *34% ont une litiĆØre sans couvercle ni trappe. On se rend compte que le changement est en cours. Il serait intĆ©ressant de refaire la mĆŖme Ć©tude dans 5 ans afin d'en visualiser la progression. b.b) Le substrat Il existe plusieurs sortes de substrat.
Les substrats absorbants notamment la silice. Elle absorbe lāurine et la Ā« masque Ā». En gĆ©nĆ©ral peu onĆ©reuse, elle doit cependant ĆŖtre nettoyĆ©e et renouvelĆ©e frĆ©quemment. On peut citer Ć©galement le pellet, litiĆØre Ć©cologique et Ć©conomique. Ses principaux avantages : faible coĆ»t, et compostable. Toutefois, je dĆ©conseille l'utilisation du pellet dans un bac standard car la sciure colle aux pattes du chat. Un bac spĆ©cial avec double fond pour rĆ©colter la sciure serait plus indiquĆ©. Enfin, le substrat agglomĆ©rant que je prĆ©conise fortement. Lāurine est agglomĆ©rĆ©e pour en permettre le retrait en bloc. Le nettoyage est ainsi plus aisĆ©, moins frĆ©quent et moins odorant. Il est toutefois un peu plus onĆ©reux que les autres. Certains substrats agglomĆ©rants existent en Ā« biodĆ©gradables Ā», Ć jeter dans les toilettes. Attention, toutes les marques ne se valent pas, certaines font Ć©normĆ©ment de poussiĆØre et donc irritent les yeux des chats. Je peux recommander la Catās Best. Le panel interrogĆ© utilise peu le pellet (16%). Il est partagĆ© entre le substrat agglomĆ©rant (40%) et lāabsorbant (38%). Les arguments principaux sont : la praticitĆ© de nettoyage et le masquage des odeurs. b.c) Lāemplacement Beaucoup de propriĆ©taires placent le bac Ć litiĆØre dans un coin pour plusieurs raisons : non esthĆ©tique, salissant ou encore odorant. Cependant, lorsque le chat fait ses besoins, il dĆ©pose un message olfactif intra et interspĆ©cifique. Le but est donc que le message soit perƧu par le plus grand nombre. Sauf quāavec une litiĆØre exilĆ©e, la portĆ©e du message est faible. Le chat va donc choisir un endroit plus propice. Il est donc fortement conseillĆ© de positionner la litiĆØre dans une piĆØce frĆ©quentĆ©e, en gĆ©nĆ©rale, une piĆØce de vie. Dans lāĆ©tude, on constate que le bac est placĆ© dans la cuisine Ć 34%, le salon 19% ou encore le couloir 13%. b.d) Le nettoyage -Petit nettoyage Cela correspond au fait dāenlever les dĆ©jections et les boules dāurine pour le substrat agglomĆ©rant. IdĆ©alement, il est Ć effectuer tous les 2-3 jours.
Le panel nettoie en gĆ©nĆ©ral au moins 1x/jour Ć raison de 35%, tous les 2 jours seuls 26%. -Gros nettoyage La plupart des Humains pensent nĆ©cessaire dāutiliser des produits Ā« forts Ā» afin dāenlever lāodeur et de dĆ©sinfecter. Or une litiĆØre nāa pas besoin dāĆŖtre dĆ©sinfectĆ©e car elle nāest pas Ā« infectĆ©e Ā», elle doit juste ĆŖtre nettoyĆ©e. Lāutilisation de produits puissants notamment Javel, vinaigre ou huiles essentielles pose un problĆØme olfactif important pour le chat. En effet, si le chat est agressĆ© olfactivement il va choisir un meilleur endroit pour laisser son message (urine ou dĆ©jection). Cette agression peut Ć©galement stresser le chat qui va donc marquer hors litiĆØre plus frĆ©quemment pour se rassurer. Cela crƩƩ donc un comportement gĆŖnant. On privilĆ©gie donc lāutilisation dāeau chaude et de liquide vaisselle uniquement. Le gros nettoyage s'effectue au maximum toutes les 2-3 semaines. Si cāest un substrat agglomĆ©rant. En effet, certaines litiĆØres sont plus rapidement sales, notamment la litiĆØre absorbante. Le panel privilĆ©gie le gros nettoyage 1x/semaine Ć 45% ce qui est Ć©norme. Contre 19% pour 1x/mois. En majoritĆ©, avec de lāeau savonneuse Ć 35%, de la javel Ć 26%, ou encore du vinaigre Ć 15%. Les principaux arguments dāutilisation de ces produits sont la dĆ©sinfection et la destruction des odeurs. c. Phases de repos et toilettage c.a) Le toilettage Le toilettage reprĆ©sente environ 1h30 par jour Ć raison dāune quinzaine de sessions. GĆ©nĆ©ralement le chat se toilette lui-mĆŖme, cāest ce que lāon appelle lāauto-toilettage. Il le fait pour sa propretĆ© mais Ć©galement pour goĆ»ter les odeurs sur son pelage et effectuer une remise Ć zĆ©ro chimique en y dĆ©posant ses propres odeurs. Le chat effectue ce nettoyage en commenƧant par la tĆŖte pour finir par la queue (du moins sale au plus sale). Cette phase intervient souvent aprĆØs la chasse qui correspond Ć une activitĆ© sportive + alimentation et prĆ©cĆØde une phase de repos.
Il est Ć©galement courant quāun chat toilette un autre chat. Cāest lāallo-toilettage. Cela permet de renforcer les liens sociaux. Elle a souvent lieu entre deux chats qui sāentendent plutĆ“t bien. c.b) Le sommeil Le chat est polyphasique, il effectue une vingtaine de sessions de sommeil entre 45 minutes et 3h par cycle, pour un total dāenviron 16 heures par jour, soit les 2/3 de sa journĆ©e. On distingue 3 types de repos : -la vigilance : le chat est couchĆ© ou semi-couchĆ© mais tendu, il cligne des yeux, surveille son environnement. -le sommeil lĆ©ger : le chat est souvent couchĆ© mais ses yeux clos sont clos, il respire calmement. Il est cependant prĆŖt Ć rĆ©agir si besoin. Cette phase prĆ©cĆØde le sommeil profond ou suit une phase de toilettage, une activitĆ©. -le sommeil profond : le chat est allongĆ©, trĆØs dĆ©tendu. Il ne rĆ©agit pas sāil est appelĆ© ni aux petits bruits. Seul un bruit important le rĆ©veillera. Pour que cette phase soit rĆ©alisĆ©e, il faut que le chat soit totalement serein et en confiance. c.c) Les lieux de repos Le sommeil reprĆ©sente l'activitĆ© essentielle quotidienne du chat, il est donc primordial de choisir des lieux de repos avec soin. Majoritairement, le chat aime se blottir en boule afin dāĆŖtre au chaud. Un lieu de repos devant une source de chaleur s'avĆØre donc judicieux. Lāarbre Ć chat peut ĆŖtre positionnĆ© devant le chauffage ; il est Ć©galement possible de placer un hamac prĆ©vu Ć cet effet sur le radiateur. Si en plus il est au soleil, cāest le graal pour lechat. Les chats adorent Ć©galement les plaids/paniers en hauteur, surtout en prĆ©sence dāautres animaux. TrĆØs souvent, ils apprĆ©cient de sāinstaller sur les affaires de leur humain, il est donc tout Ć fait possible de leur mettre Ć disposition un pull-polaire ayant appartenu au propriĆ©taire dans un lieu apprĆ©ciĆ©. Personnellement, mon chat aime dormir sur mon lit, jāy ai donc installĆ© un plaid douillet et chaud. Mon autre chat prĆ©fĆØre somnoler dans le panier Ć linge, jāy mets donc un plaid au- dessus du linge pour son confort. Le chat aime explorer son environnement et changer ses lieux de repos, il peut adorer le nouveau panier achetĆ©, et le dĆ©laisser aprĆØs 2 jours. Si cāest le cas, ne pas hĆ©siter Ć le ranger et le ressortir plus tard.
Il faut Ć©galement varier les piĆØces de repos et en disposer un peu partout : salon, chambre⦠mais Ć©galement les types de repos : arbres Ć chat, panier, plaid⦠Dans le sondage, on constate que les lieux de repos de prĆ©dilection sont 88% le salon, notamment le canapĆ©, puis les lits pour 78% et enfin, uniquement sur les affaires du chat pour 14%. L'Humain est donc pleinement disposĆ© Ć adapter ses propres lieux de repos pour le bien-ĆŖtre de son chat. 2. Les activitĆ©s locomotrices a. Les supports Ć griffades Il est important de prĆ©ciser que le fait de marquer par griffades est vital pour le chat. Il existe 2 types de supports : les griffoirs et les arbres Ć chat. Les griffoirs peuvent ĆŖtre horizontaux, Ć poser au sol, verticaux, type poteau en sisal, ou encore en forme de coin Ć disposer sur un mur ou un meuble. Il est nĆ©cessaire de tester diffĆ©rents types de supports afin de dĆ©finir ce que votre chat apprĆ©ciera le plus. Je prĆ©conise au moins un griffoir horizontal au sol, et un vertical dāau-moins 60 cm de haut afin que le chat puisse dĆ©tendre ses muscles en sāĆ©tirant. Ne pas oublier de les positionner aux endroits frĆ©quemment marquĆ©s, par exemple prĆØs du canapĆ©, dāune tapisserie⦠Le must du support Ć griffades est lāarbre Ć chat qui combine plusieurs fonctions : griffoirs, poste dāobservation, lieu de repos. En majoritĆ©, les poteaux sont rĆ©alisĆ©s en sisal ce qui se rapproche le plus du milieu naturel. Cāest donc lāaccessoire indispensable Ć avoir chez soi quand on a un chat. Petite prĆ©cision, il est prĆ©fĆ©rable dāen choisir un relativement haut (minimum 1m, idĆ©alement 1m50), avec 3 pieds au sol pour la stabilitĆ©, et surtout sans maisonnette au sol qui gĆŖnera le chat dans son marquage. Mes prĆ©conisations sont Ć retrouver en annexe 4. Les clients possĆØdent les 2 supports Ć 45%. Arbre Ć chat seul Ć 27% et griffoir seul Ć 24%. b. Ā« Chasse Ā» et jeux b.a) Chasse & prĆ©dation
LāaccĆØs Ć lāextĆ©rieur Ć la demande est en place pour 39% du panel, contre 38% qui nāy ont pas accĆØs du tout, 13% avec harnais/sous surveillance rapprochĆ©e ou encore 11% en libre accĆØs. Le chat mĆŖme captif chasse instinctivement. Certains auront cette facultĆ© plus ou moins dĆ©veloppĆ©e et avec plus ou moins d'adresse. Il sāagira dāabord de dĆ©tecter la proie avec lāouĆÆe, puis la vue. La chasse nĆ©cessite une grande patience et de la persĆ©vĆ©rance. Le chat chasse en gĆ©nĆ©ral des petites proies : rongeurs, oiseaux ou insectes. L'Ć©tude dĆ©montre que 11% des chats ramĆØnent une proie Ć leur humain 1x/semaine. Quelques fois par an pour 13% et enfin jamais pour la plupart Ć 42%. b.b) Le jeu Le comportement ludique est nĆ©cessaire au chat captif. En effet, le panel dĆ©voile que le chat reste seul 4 Ć 8h par jour (41%). Il est donc nĆ©cessaire de lui prĆ©voir des activitĆ©s. Le jeu a pour but de libĆ©rer les tensions chez le chat adulte. Chez le chaton, il participe au dĆ©veloppement locomoteur et sensoriel, et Ć divers apprentissages. Le chat peut jouer seul, avec ses congĆ©nĆØres, avec dāautres animaux, ou encore avec son humain. Il existe diffĆ©rentes postures dāappel au jeu, par exemple : -le chat roule sur le dos et expose son ventre ; -le chat fait le crabe ; Il est important de diffĆ©rencier la phase de jeu, et la phase de conflit, surtout lors de jeux entre chats. La chose la plus importante Ć noter est quāil ne faut surtout pas jouer avec les mains. En effet, le chat ne fera plus la diffĆ©rence entre la main-jeu et la main-caresse et des comportements gĆŖnants peuvent en dĆ©couler, par exemple, le caressĆ©-mordeur. Le jeu se fait obligatoirement par le biais dāun objet. Il est nĆ©cessaire de tester plusieurs jeux afin de savoir ce qui plait ou non au chat. TrĆØs souvent, les chats apprĆ©cient les Ā« cannes Ć pĆŖche Ā». Le panel les recommande Ć 47%. Cāest trĆØs pratique car cela Ć©vite que la main soit proche du jeu, et donc des griffes du chat. Cāest Ć privilĆ©gier pour les chats qui ont tendance Ć griffer ou mordre facilement lors des jeux. Les balles silencieuses, recommandĆ©es Ć 23% par lāĆ©tude, et autres objets roulants sont Ć©galement prisĆ©s.
Certains jouets Ć suspendre sont gĆ©nĆ©ralement apprĆ©ciĆ©s lors des quarts dāheure de folie. Les circuits sont Ć©galement idĆ©aux pour se dĆ©fouler, tout comme les tunnels (recommandĆ©s Ć 15% par le panel). Je dĆ©conseillerai le laser. Il intĆ©resse gĆ©nĆ©ralement le chat mais lāinconvĆ©nient plutĆ“t important est que le chat ne peut pas lāattraper. Cela risque dāengendrer une frustration importante et crĆ©er un comportement-rĆ©ponse. Je ne suis pas adepte des jouets Ć©lectroniques comme le papillon volant que jāai testĆ© mais qui a cassĆ© au bout dāune seule utilisation ; ou encore certains jeux qui se dĆ©clenchent Ć distance car il peut toujours y avoir un problĆØme et gĆ©nĆ©rer du stress chez le chat. Je dĆ©conseille Ć©galement les jeux bruyants type balle Ć grelot (tout de mĆŖme plĆ©biscitĆ© par les sondĆ©s Ć 17%) qui ont tendance Ć agresser lāouĆÆe trĆØs dĆ©veloppĆ©e du chat. Mes prĆ©conisations sont Ć retrouver en annexe 5. Afin dāĆ©viter que le chat se lasse du jouet, il est judicieux de rĆ©aliser au moins 4 trousseaux de jouets Ć changer chaque semaine afin de les varier. Cependant il faut Ā« savoir Ā» jouer avec le chat. Par exemple, avec une canne Ć pĆŖche, il faut faire des mouvements irrĆ©guliers, en haut, en bas, Ć droite, Ć gauche, se poser, aller vite, puis lentement. Et il faut aussi laisser le chat attraper sa proie pour Ć©viter toute frustration. En effet, un mouvement rĆ©gulier nāintĆ©ressera pas le chat. Le but du jeu est de reproduire une vraie proie. De plus, il est idĆ©al de jouer au moins 2 fois par jour, de maniĆØre intensive, par session de 10-15 minutes. Il faut adapter la durĆ©e et lāintensitĆ© en fonction du chat, son Ć¢ge, sa condition physique⦠Il est important de savoir que plus le chat est stimulĆ© sur une longue durĆ©e quotidienne par le jeu (exemple 1h/jour tous les jours), plus il sera demandeur. LāĆ©tude montre que 74% des personnes jouent 15 min par jour avec leur chat. En gĆ©nĆ©ral il joue seul (Ć 74%) et avec dāautres animaux (Ć 71%). c. Lāexploration du lieu de vie Le chat est curieux par nature, cāest un explorateur. Lāexploration de son environnement passe par le logement mais aussi par lāextĆ©rieur.
Le chat en extĆ©rieur a une multitude de stimuli en tout genre qui permet de dĆ©velopper autant son mental que sa forme physique. Jāattire lāattention sur les colliers pour chat lorsquāils sortent. Ne surtout pas mettre de grelot, cāest une maltraitance auditive. Il faut Ć©galement choisir un collier qui sāauto- dĆ©tachera en cas de besoin si le chat se coince afin dāĆ©viter lāĆ©tranglement. En effet, ce genre dāaccident est plutĆ“t frĆ©quent. Le chat est trĆØs attachĆ© Ć son milieu de vie intĆ©rieur et sera perdu si tous les mois les meubles sont changĆ©s de place dans le logement. Cependant il apprĆ©cie quāun meuble, une chaise, son carton de jeu soit dĆ©placĆ© de temps en temps. Cāest une activitĆ© pour lui car il va prendre du temps pour faire connaissance avec ce changement et il va Ć©galement le marquer et Ć©ventuellement le territorialiser via des positions dāoccupation de lāespace (POE). Lāexploration va aussi concerner le changement de trousseaux de jeux Ć©voquĆ© prĆ©cĆ©demment. Il est Ć©galement important de laisser le chat explorer son lieu de vie dans les hauteurs. Pour rappel, le chat vit en 3 dimensions. Il ne faut pas hĆ©siter Ć lui installer des parcours aux murs, le laisser monter sur les meubles quāils soient bas ou hauts. Et ne surtout pas le rĆ©primander pour ces comportements qui lui apportent du bien- ĆŖtre. Dans le sondage, il est Ć©loquent de voir Ć quel point les chats sont fortement curieux de ce genre de changement Ć 69% contre un peu Ć 25% et pas du tout Ć 5%. Cela dĆ©montre bien le cĆ“tĆ© aventurier du chat. II. Lāimplication du propriĆ©taire dans lāenrichissement du milieu de vie de son chat 1. Du point de vue du professionnel Selon une enquĆŖte 2016 FACCO/TNS SOFRES, il y aurait 63 millions d'animaux domestiques en France. Les chats sont les plus nombreux, loin devant les chiens. Leur mode de vie indĆ©pendant, leurs conditions de vie spartiates, sĆ©duisent. Mais faut-il pour autant se contenter du minimum pour les chats ? Est-il possible de participer Ć leur bien-ĆŖtre ?
Et surtout, est-ce nĆ©cessaire et quelles possibilitĆ©s s'offrent aux propriĆ©taires de chats ? a. MĆ©connaissance de la profession Les franƧais sont de plus en plus sensibles Ć la cause animale et au confort de leurs animaux. Le mĆ©tier de comportementaliste fĆ©lin reste une profession rĆ©cente. A ce jour, aucune formation nāest reconnue officiellement par le gouvernement. Il nāexiste pas dāordre professionnel justifiant des compĆ©tences dāun comportementaliste fĆ©lin. Ce mĆ©tier est d'ailleurs principalement exercĆ© par des passionnĆ©s de l'espĆØce fĆ©line. Il est donc difficile pour le client de faire confiance Ć un statut en manque de notoriĆ©tĆ©, et certains particuliers sont trĆØs dubitatifs face Ć cette profession, quand ils la connaissent. Afin de connaĆ®tre les meilleurs intervenants dāune rĆ©gion, il est idĆ©al de se rapprocher des vĆ©tĆ©rinaires avec qui ils travaillent en Ć©troite collaboration. Il faut Ć©galement ne pas hĆ©siter Ć faire des recherches sur le profil et les rĆ©fĆ©rences d'un professionnel des fĆ©lins ou encore se rĆ©fĆ©rer Ć des avis clients. b. Le profil clientĆØle Les clients ont tendance Ć appliquer temporairement un conseil sĆ©lectionnĆ©, puis dĆØs que le comportement diminue, ils arrĆŖtent les changements. De fait, le comportement revient rĆ©guliĆØrement. Alors quāen mettant en pratique tous les conseils au quotidien, le seuil de tolĆ©rance du chat serait fortement diminuĆ© et le chat bien plus heureux. b.a) Le client actif selon le professionnel Suite au questionnaire d'enquĆŖte, un premier constat trĆØs positif en ressort : la plupart des clients qui font appel au professionnel sont plutĆ“t impatients dāavoir des conseils (Ć 74%). Dans la mesure où le client contacte un comportementaliste fĆ©lin, il a dĆ©jĆ fait 50% du changement, mĆŖme si le plus difficile reste Ć faire.
Malheureusement, ils ont tendance Ć attendre le point de non-retour avant de demander une consultation. Dans 45% des cas, la situation est invivable, au bord de lāimplosion. Ils sont plutĆ“t favorables Ć lāenrichissement de leur milieu et donc de celui du chat (Ć 67%). L'enquĆŖte dĆ©montre cependant que l'aspect Ć©conomique peut ĆŖtre un frein Ć l'acquisition, malgrĆ© la bonne volontĆ© des propriĆ©taires de chats. En effet, bon nombre de produits sont coĆ»teux, en particulier les arbres Ć chats. Cependant, il y aussi ceux qui en font trop. RĆ©cemment, une Ć©mission tĆ©lĆ©visuelle prĆ©sentait une chatte de quatre ans, qui ne parvenait pas Ć rester seule, Ć jouer seule et Ć©tait extrĆŖmement fusionnelle avec son propriĆ©taire. L'intervention du comportementaliste fĆ©lin a mis en Ć©vidence que cette chatte avait un comportement de chaton et n'avait pas du tout assimilĆ© les codes sociaux propres aux adultes de son espĆØce. La mise en place d'un arbre Ć chat, de jouets, a permis Ć la minette d'avoir enfin son espace Ć elle, son refuge. Elle n'Ć©tait plus sous la totale dĆ©pendance de son propriĆ©taire. b.b) Le client passif selon le professionnel et argumentaire On remarque chez les clients quāils ne sont pas tellement favorables Ć lāenrichissement mais ils le font quand mĆŖme pour 32% du panel des professionnels. Heureusement, aucun rĆ©fractaire total nāest Ć dĆ©clarer dans cette mini-enquĆŖte. La plupart du temps, le client rĆ©calcitrant ne veut pas changer les choses Ć cause de la praticitĆ©. En effet, selon 38% des professionnels, le client ne voudrait pas changer car les affaires du chat prennent trop de place, ne sont pas design ou sentent mauvais. 19% ne veulent pas changer leur mode de vie ni leur logement et 12% ne veulent pas investir dans des accessoires pour leur chat. Au vu de lāĆ©tude, on voit que les sujets les plus difficiles Ć faire changer chez le client sont : Dāabord lāinstallation de plusieurs litiĆØres, ensuite lāamĆ©nagement des hauteurs, enfin la patience car le changement ne va pas ĆŖtre immĆ©diat et lāĆ©coute active. En effet, le client ne doit pas sĆ©lectionner les prĆ©conisations mais toutes les appliquer pour un rĆ©sultat efficace. Sāil nāapplique pas l'ensemble les prĆ©conisations, il nāy aura aucun rĆ©sultat sur le long terme.
Cependant, les comportementalistes fĆ©lins ont une trousse dāarguments afin de convaincre le client de lāintĆ©rĆŖt de leur intervention. Les principaux arguments concernent le bien-ĆŖtre du chat, les expĆ©riences positives rĆ©alisĆ©es, et les arguments scientifiques. Pour cela, le professionnel doit ĆŖtre patient, pĆ©dagogue. TrĆØs souvent, la visualisation fonctionne bien. Il faut leur montrer concrĆØtement des jouets, des gamelles ludiques⦠pour les aider dans leur choix dāinvestissement prochain. b.c) Ce que l'on retient d'un point de vue professionnel La majoritĆ© des prospects vouent un amour inconditionnel Ć leurs chats. L'absence de notoriĆ©tĆ© de la profession de comportementaliste fĆ©lin doit sans conteste ĆŖtre prise en considĆ©ration. LāenquĆŖte adressĆ©e aux professionnels est Ć retrouver en Annexe 6. 2. Du point de vue du client De maniĆØre globale, les clients comprennent plutĆ“t bien que lāenrichissement du milieu de vie est bĆ©nĆ©fique pour le chat. NĆ©anmoins, ils le voient plus souvent comme un Ā« plus Ā» et non comme une nĆ©cessitĆ© car il ne prĆ©sente pas une solution directe au problĆØme. a. Le client favorable au changement On remarque au vu de lāĆ©tude que les clients sont plutĆ“t favorables Ć lāintervention dāun comportementaliste fĆ©lin dans le futur Ć 52%. Seuls 7% lāont dĆ©jĆ fait. Cependant, ils attendent le point de non retour avant de lāappeler dans 45% des cas. Le client favorable dit son attachement Ć son chat Ā« fort Ā» Ć 96%. A 76% il est prĆŖt Ć lui amĆ©nager des espaces personnels dans son intĆ©rieur. A 59% il est pour lāachat de produits et accessoires pour son chat, pour son bien- ĆŖtre, afin quāil soit heureux, et pour une meilleure qualitĆ© de vie. Il apparaĆ®t que dans 67% du panel, le choix dāavoir un chat plutĆ“t quāun autre animal a Ć©tĆ© Ć©vident par amour de cet animal en premier lieu, et dans un second temps pour le sauver dāune mort certaine. A lāarrivĆ©e du chat dans sa nouvelle maison, en gĆ©nĆ©ral le client a prĆ©vu un minimum pour lui : 92% une litiĆØre 87% des gamelles
83% des jouets 77% un arbre Ć chat/griffoir 19% une fontaine Ć eau 5% une gamelle ludique On note bien la mĆ©connaissance des besoins du chat bien que les besoins primaires soient satisfaits. Le client plutĆ“t bienveillant laisse son chat dormir sur le canapĆ© pour 88% du panel, ou encore sur le lit pour 78%. b. Le client rĆ©calcitrant Il est important de souligner que la notion dāenrichissement du milieu reste plutĆ“t vague pour le client mĆŖme si quelques mots clĆ©s sāen rapprochent : bien-ĆŖtre, stimulĆ©, pas dāennui, confort, heureux, Ć©panouissement⦠L'enrichissement de l'environnement de vie du chat peut Ć©galement ĆŖtre freinĆ© par des Ć©lĆ©ments non contrĆ“lĆ©s : finances, lieu de vie exiguĆ«, mode de vie minimaliste.... On note tout de mĆŖme 17% du panel qui demeure perplexe face Ć lāutilitĆ© de ce mĆ©tier. 12% des personnes interrogĆ©es refusent catĆ©goriquement dāinvestir pour le bien-ĆŖtre de leur chat. Les principales raisons citĆ©es sont quāil a dĆ©jĆ tout, ce qui est discutable, ou encore que cāest au chat de sāadapter Ć ce quāil a ou pas. Dans lāĆ©tude il ressort que 5% du panel pense de cette maniĆØre, et ne laisse au chat que le minimum vital. Heureusement, seuls 2% des personnes interrogĆ©es se disent faiblement attachĆ©es Ć leur chat ce qui est plutĆ“t positif mais cela engendre un comportement de rejet face Ć la profession, et donc Ć lāenrichissement du milieu du chat. c. En bref Points positifs de l'ensemble des prospects : la majoritĆ© se dit disposĆ©e Ć ĆŖtre plus Ć l'Ć©coute des besoins de son chat et Ć©ventuellement faire intervenir un comportementaliste fĆ©lin. Points nĆ©gatifs d'une partie des prospects : mĆ©connaissance des besoins des fĆ©lins, peu d'ouverture psychologique au besoin d'une intervention extĆ©rieure, moyens financiers et matĆ©riels limitĆ©s.
LāenquĆŖte adressĆ©e aux propriĆ©taires de chat est Ć retrouver en Annexe 7. Conclusion En conclusion, avoir un chat ne se rĆ©sume pas Ć subvenir uniquement Ć ses besoins en alimentation et eau. Il est vital de le stimuler physiquement et mentalement afin dāavoir un chat bien dans ses pattes, qui ne sāennuie pas et qui nāest pas stressĆ©. D'aprĆØs des Ć©tudes, des reportages, et par ma constatation personnelle, l'intervention d'un comportementaliste fĆ©lin peut clairement aider au mieux vivre avec son chat et Ć l'amĆ©lioration de sonbien-ĆŖtre. MalgrĆ© leur amour pour leurs chats, les dĆ©tenteurs de ces animaux ne disposent pas forcĆ©ment de toutes les notions et compĆ©tences nĆ©cessaires au confort des chats. Cependant, les dĆ©tenteurs de chats semblent majoritairement disposĆ©s Ć participer Ć l'amĆ©lioration du confort de leur animal, que ce soit par l'acquisition de matĆ©riel ou par l'intervention d'un comportementaliste fĆ©lin. Les codes sociaux du chat sont multiples et il convient d'y prĆŖter attention, mĆŖme dans son milieu de vie reconstituĆ©, c'est Ć dire artificiel, puisque le chat ne vit pas naturellement en intĆ©rieur. Les besoins fondamentaux du chat relĆØvent de plusieurs domaines : social, chasse, repos, alimentation, jeux. Les jeux, les interactions, ont en effet un rĆ“le primordial dans l'apprentissage des codes sociaux et sont ainsi intimement liĆ©s. Et ce, dĆØs leur plus jeune Ć¢ge. En jouant, un chaton apprend ainsi Ć connaĆ®tre ses limites et celles de ses congĆ©nĆØres, Ć employer ses griffes, sa mĆ¢choire, ses vibrisses. Il est primordial de bien connaĆ®tre les organes sensoriels, marqueurs d'Ć©motion du chat, lorsque l'on souhaite accueillir un chat chez soi. La pauvretĆ© de l'environnement du chat peut en effet conduire Ć du stress, de la dĆ©prime, de l'agressivitĆ©. Fort heureusement, les situations sont la plupart du temps rĆ©versibles. L'interaction, les jeux, avec le chat, vont contribuer Ć son confort. Des Ć©lĆ©ments de base sont indispensables : arbre Ć chat, en effet, le chat vit en hauteur et apprĆ©cie de pouvoir observer son environnement tout en se mettant en sĆ©curitĆ© ; les griffoirs, pour marquer son lieu de vie et Ć©galement pour user ses griffes
comme l'indique son nom ; les balles, les souris, qui lui permettront d'assouvir son instinct de chasseur, de prĆ©dateur ; les gamelles ludiquesā¦. Enfin, l'intervention du comportementaliste fĆ©lin vient conforter les choix d'achats pour le chat, conseille quant Ć la mise en place et la disposition des jeux, et des espaces de vie duchat. PlutĆ“t que d'effectuer des achats de maniĆØre alĆ©atoire, quitte Ć dĆ©penser Ć©normĆ©ment, le comportementaliste fĆ©lin va guider le client vers les meilleurs choix d'achats, et orienter quant au comportement Ć avoir avec le chat. En effet, le cĆ“tĆ© matĆ©riel n'est pas l'unique axe de confort de notre chat. Notre comportement peut tout autant affecter notre animal. Il est donc primordial de coupler ces deux aspects fondamentaux pour le bien-ĆŖtre de nos fĆ©lins. Il est nĆ©cessaire de confĆ©rer une lĆ©gitimitĆ© au mĆ©tier de comportementaliste fĆ©lin, par le biais des moyens prĆ©cĆ©demment citĆ©s. Le comportementaliste fĆ©lin sera tout autant utile chez un particulier, un Ć©leveur ou encore auprĆØs des structures de protection animale. Pour faire connaĆ®tre le mĆ©tier de comportementaliste fĆ©lin, de nombreuses prĆ©conisations sont Ć mettre en Åuvre, en concertation avec les instances Åuvrant pour le bien-ĆŖtre animal : Ā· Informer de l'existence de la profession de comportementaliste fĆ©lin, par le biais de canaux et de supports de communication multiples : confĆ©rences, rĆ©seaux sociaux, plaquettes, salons⦠; Ā· CrĆ©ation d'un syndicat des mĆ©tiers des animaux ; Ā· IdĆ©alement, le mĆ©tier de comportementaliste fĆ©lin devrait ĆŖtre reconnu au mĆŖme titre que lāĆ©ducateur canin ; Ā· Concevoir un plan de formation national : enseignements thĆ©oriques et pratiques, rĆ©pertorier des unitĆ©s d'enseignements valables au niveau national, afin de valider un certificat ou un diplĆ“me reconnu et obligatoire pour l'exercice de cette profession, comme c'est le cas pour l'ACACED. Bibliographie Vetostore.com Veterinairedouville.com Equilicat WikipĆ©dia Yummypets Miaou Ecole nationale vĆ©tĆ©rinaire Toulouse Educhateur.com
MƩmoire rƩdigƩ par Ilona Dupont - Comportementaliste spƩcialiste du chat, catsitter
Cursus : Comportementaliste spƩcialiste du chat Grade 3 - 2018
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